Comment bien préparer son retour d'expatriation

COMMENT BIEN PRÉPARER SON RETOUR D’EXPATRIATION

L’annonce du retour d’expatriation dans son pays d’origine est attendue avec joie, redoutée ou s’impose avec surprise. L’impatriation, étape qui fait partie du cycle de l’expatriation, est en général moins teintée d’excitation face aux espoirs que suscitent la nouveauté et la découverte d’un pays lors du départ. Pourtant les émotions n’en sont pas moins intenses. Tout comme l’annonce du départ, celle du retour va susciter des réactions différentes parmi les membres de la famille : joie, soulagement, déception, tristesse, colère en fonction des uns et des autres. Et indéniablement, encore une fois, ce changement se prépare !

Bien partir, c’est la première étape du retour d’expatriation

Le contexte dans lequel se déroule ce retour d’expatriation va influencer sa tonalité. Trois facteurs vont en faciliter ou non la réalisation : son aspect volontaire, la durée du temps vécu à l’étranger et enfin les liens entretenus avec les proches restés sur place. Selon la combinaison de ces éléments, la situation d’impatriation sera propre à chaque famille. Quelles que soient ces conditions plus ou moins heureuses sur lesquelles les adultes n’ont pas toujours d’emprise, la réinstallation dans son pays d’origine est dictée par la préparation du départ du pays d’accueil. Quitter un lieu de vie, c’est se séparer : il est bon de pouvoir marquer les « au-revoir » ou adieux et emporter avec soi des souvenirs chargés d’affection. La fête de départ, tant pour les adultes que pour les enfants, est un moment symbolique fort. Marqueur social et affectif de l’absence à venir, elle permet d’anticiper le manque et de compenser l’absence par un échange précieux de discours de reconnaissance et de cadeaux que l’on emporte avec soi et en soi.

Des décalages à anticiper

Vous et votre famille avez changé car l’expatriation accélère les changements identitaires (plus ou moins marqués en fonction de la durée du séjour et des écarts culturels intégrés) mais la société du pays d’origine a évolué elle aussi. La famille, les amis sont également différents, et les décalages ressentis peuvent être forts et blessants car mêlés d’incompréhension. Le sentiment d’étrangeté inéluctable ressenti les premiers temps alors que l’on est dans son propre pays surprend toujours. Chaque impatrié revit à nouveau le cycle du choc culturel et ses différentes étapes, mais on le dit inversé cette fois-ci car il se déroule dans un endroit supposé connu ! C’est pourquoi aborder le sujet et décrire aux enfants lors d’un conseil de famille, par exemple, ce ressenti d’une inadéquation naturelle les premiers temps permet d’anticiper un certain désarroi. Ces éléments de compréhension vont développer chez les enfants une acceptation de leur situation. Ils doivent savoir qu’ils seront différents et perçus comme tels par ceux qui n’ont pas connu tout ce à quoi leur vie d’expatrié les a exposés. La richesse de leur identité, le mélange de leurs références culturelles, leur multiplicité linguistique peut aussi déranger. Poser des mots sur le seuil de tolérance à la différence, variable suivant les gens, et la persistance d’idées toutes faites dans la société française est une démarche facilitatrice de réinsertion qui évite des déconvenues.

S’approprier en famille son projet de réinstallation

Attention à bien valoriser ce qu’est devenue sa famille en vivant à l’étranger, à travers tous les enrichissements qu’elle a intégré. Le poids des préjugés et des méconnaissances concernant l’expatriation existe souvent dans son pays d’origine et les parents sont les garants de la protection et de la reconnaissance de l’identité des enfants. Elaborer en famille un projet de retour peut créer une bonne dynamique. Faire la liste des avantages et des inconvénients, des craintes et des désirs de chacun. Verbaliser aussi la joie ressentie, l’anticipation des retrouvailles, la fin d’un cycle de vie, si c’est le cas. Eveiller la curiosité pour apprendre des autres mais aussi faire partager aux autres des aspects de sa vie passée. Et dans le cas d’un retour à reculons décider ensemble de la manière dont il faut faire alliance pour bien réussir cette transition. Qu’est-il possible de mettre en place pour pallier la nostalgie de la vie qui a été laissée ? Cela peut être un repas style « local » hebdomadaire, une adhésion à une association culturelle, linguistique, sportive de la culture du pays quitté, des liens d’échanges formalisés pour garder le contact avec les amis laissés… Parfois se réinstaller dans un lieu de vie avec un contexte international offre un atterrissage plus en douceur.
L’essentiel est de poursuivre sa vie, dans le présent avec satisfaction, en gardant comme une richesse en soi, tout ce qui a été vécu afin de pouvoir y puiser lors des moments plus délicats. L’étape de retour dans son pays d’origine dans un cycle d’expatriation peut en être un mais heureusement elle n’est que transitoire. L’adaptabilité développée lors du séjour à l’étranger va aider à se recréer des repères et investir son quotidien.

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Article écrit par un psychologue expert du réseau Tele-psy.
 
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